Une opération de maintien de la paix des Nations Unies commence toujours de la même manière : un mandat se négocie à New York, s'adopte au terme d'un vote, puis se confie aux États qui fourniront les soldats et les policiers chargés de l'appliquer. L'une des propositions vérifiables de la candidature du Président Macky Sall à l'ONU concerne ce premier temps, celui où le mandat s'écrit. Les États qui déploient engagent leurs ressortissants et absorbent les pertes. Lorsqu'une opération tourne mal, ce sont eux qui s'expliquent devant leurs parlements et devant les familles.

La table de rédaction leur reste fermée. Les mécanismes de consultation figurent dans les textes. Dans la pratique, ils se réunissent tard, informent plus qu'ils ne consultent, et interviennent quand l'essentiel est arrêté. Un mandat rédigé sans ceux qui l'exécuteront arrive sur le terrain avec des tâches que personne n'a chiffrées et des règles d'engagement que personne n'a éprouvées.

Consulter avant de rédiger. Le Président Macky Sall propose d'associer les pays contributeurs de troupes et de personnels de police au moment où le mandat se façonne, lorsque leur jugement opérationnel peut encore modifier le texte. La séquence actuelle recueille l'avis de ceux qui connaissent le terrain une fois le texte figé.

Une évaluation écrite avant le vote. Le Secrétariat devrait indiquer au Conseil, par écrit, ce qu'une mission suppose en effectifs, en équipements et en durée, et ce qu'elle ne pourra pas accomplir avec les ressources proposées. Rendue publique, cette évaluation de faisabilité protège l'Organisation autant que les contingents.

Des obligations réciproques. Les pays contributeurs répondent des normes de conduite les plus élevées, et cette exigence ne se négocie pas. L'Organisation leur doit en retour des équipements conformes et une évacuation sanitaire fiable, ainsi que des remboursements versés aux échéances convenues.

L'expérience qui fonde ces propositions. Ces engagements sur le maintien de la paix s'appuient sur douze années à la tête d'un État et sur la présidence de l'Union africaine en 2022. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations Unies les formule comme des obligations et pense la paix et la sécurité avec le développement.

Les pays qui déploient jugeront ces engagements à leur exécution.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

La liste officielle des pays contributeurs de troupes et de personnels de police est publiée chaque mois par les Nations Unies. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net