Le 23 juillet, dans la salle de l'Assemblée générale, les six candidats au poste de Secrétaire général des Nations Unies ont répondu aux mêmes questions, à la même tribune. Le cabinet de la Présidente de l'Assemblée générale organisait l'exercice avec le concours de Bloomberg, et UN Web TV le retransmettait en direct. Pour la première fois, les prétendants à la succession d'António Guterres se présentaient ensemble devant les délégations et le personnel de l'Organisation comme devant la société civile.

Devant cette assemblée, le Président Macky Sall a défendu une conviction simple : la première tâche du prochain Secrétaire général sera de restaurer la confiance. Il vise celle que se doivent les États membres, quelle que soit leur taille, et celle qui lie l'Organisation aux peuples qu'elle sert. Cette restauration passe, selon lui, par une ONU impartiale, qui ne soit la chose d'aucun bloc, et par une diplomatie préventive assumée, capable d'agir avant que les crises n'éclatent.

Sur les réformes, le candidat a rappelé les engagements de sa vision. Le premier est une approche intégrée de la paix, de la sécurité et du développement ; suivent un multilatéralisme rénové fidèle à la Charte et à ses trois piliers, puis une Organisation rationalisée, capable de faire mieux avec moins. La méthode, fondée sur l'écoute de chaque État membre sans exception, s'ouvre aux partenariats avec la société civile et la jeunesse comme avec le secteur privé.

Seul candidat africain en lice, le Président Macky Sall est entré dans la course le 2 mars 2026 sur présentation du Burundi et porte depuis le 20 juillet la candidature officielle du Sénégal. L'Afrique n'a plus exercé le Secrétariat général depuis Kofi Annan. Pour lui rendre ce poste, le candidat s'appuie sur douze ans à la tête du Sénégal et sur la présidence de l'Union africaine en 2022. Il a porté la voix du continent dans la crise sanitaire comme dans les crises alimentaire et énergétique.

Après ce grand oral, la course passe au Conseil de sécurité, dont les quinze membres tiennent leurs premiers votes indicatifs dans la dernière semaine de juillet. Six candidatures sont déposées à ce jour, et aucun favori net ne se dégage. Le mandat du prochain Secrétaire général commencera le 1er janvier 2027.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

Pour en savoir plus : www.mackysall.net