Le premier vote indicatif du Conseil de sécurité est attendu à la fin du mois de juillet, et la course au Secrétariat général des Nations Unies aborde avec lui sa dernière ligne droite. Par ce scrutin à bulletin secret, les quinze membres du Conseil indiquent, pour chaque candidat, s'ils l'« encouragent », le « découragent » ou ne se prononcent pas.

Cette mécanique donne son prix à chaque contact. Pour être recommandé à l'Assemblée générale, un candidat doit réunir au moins neuf voix sans le veto d'aucun des cinq membres permanents (États-Unis, Royaume-Uni, France, Chine, Russie). Ce premier tour ouvre la procédure : sur les précédents comparables de 2006 et 2016, la recommandation formelle n'est intervenue qu'à l'automne.

D'ici là, la campagne du Président Macky Sall se concentre sur les consultations bilatérales, après une tournée qui l'a mené récemment à Bogota, auprès du président colombien, puis à Moscou. Chaque échange avec un membre du Conseil compte, et la vision défendue reste constante : une ONU inclusive, impartiale, orientée vers l'action et à l'écoute de chaque État membre.

Dans ces consultations, le candidat s'appuie sur douze ans à la tête du Sénégal et sur la présidence de l'Union africaine en 2022. Il a fait entendre la voix du continent dans la crise sanitaire comme dans les crises alimentaire et énergétique. Seul candidat africain en lice, il porte depuis le 20 juillet la candidature officielle du Sénégal, dont le réseau diplomatique est mobilisé dans les capitales.

Six candidatures sont déposées à ce jour. La course reste ouverte et aucun favori net ne se dégage ; la hiérarchie réelle se dessinera au Conseil, dont chaque capitale suivra les votes de la semaine.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

Pour en savoir plus : www.mackysall.net